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L’activité économique à Bures

L’activité économique à Bures

Située à 25 km de Paris, aux portes de la vallée de Chevreuse, Bures n’a guère connu sur son sol, les effets de l’industrialisation au cours du XXe siècle. On ne peut compter qu’une dizaine de petites entreprises industrielles qui s’y développèrent dans la seconde moitié du siècle. Deux seulement employaient plus de dix personnes, (une société d’électronique, la SEMTP et les Rubans Sanders). Les Buressois allaient donc travailler en dehors de leur ville, le plus souvent à Paris, Bures étant depuis 1957, dotée de deux gares sur la ligne de l’actuel RER B, et les habitants des zones plus éloignées des gares sur les plateaux vivaient encore largement de l’agriculture dans les années 50 et 60.

Entreprise industrielle

Aujourd’hui, le tissu d’entreprises industrielles buressois s’est encore restreint, il n’y a pas de zone d’activités, seuls une société d’informatique, un fabricant d’appareils d’arrosages, un fournisseur de matériel de travaux publics emploient une dizaine de personnes. Les entreprises du bâtiment locales ne dépassent pas non plus ce chiffre. Dans les années 70, deux grandes sociétés, France Télécom et La Lyonnaise des eaux installèrent des locaux à Bures. Elles sont les seules entreprises de grande taille dans la commune aujourd’hui. Il n’y a par ailleurs aucune zone d’activité.

Au cours des années 90, le nombre de créateurs de petites sociétés travaillant pour la plupart seuls, a augmenté. Souhaitant accompagner cette tendance, la municipalité a créé un hôtel d’entreprises (200 m2 de bureaux) qui permet à ces petites sociétés de louer les surfaces de bureaux qui leur sont nécessaires. Une deuxième structure du même type, plus vaste, sera édifié prochainement.

Université Paris Saclay

Malgré le faible nombre d’emplois sur le sol de la commune, seulement 20 % des Buressois travaillent aujourd’hui sur Paris. L’emploi à Bures profite largement des zones d’activités voisines telles celle de Courtaboeuf très bien doté en entreprises d’informatique, et encore plus des nombreux établissements d’enseignement et de recherche, situés dans son très proche environnement. Le complexe scientifique d’Orsay est situé pour une large part sur le territoire de Bures. Il comprend non seulement l’université Paris XI, mais de nombreuses structures de recherche issues du CNRS, de l’INSERM, du CEA, de l’INRA. Dépendant de cette dernière institution, un centre de recherche apicole s’est installé à Bures juste après la guerre, sous la direction de Rémi Chauvin. Dans les années 50, Irène Joliot Curie et Yves Rocard installèrent un laboratoire de Physique nucléaire qui fut la première pierre de l’université d’Orsay. Et en 1958, Léon Motchane fonda l’Institut des Hautes Etudes Scientifiques, spécialisé dans la recherche mathématique, qui accueille des chercheurs stagiaires du monde entier. Entre ses murs Sont passés les inventeurs de la théorie du chaos, David Ruelle, René Thom, et de nombreux lauréats de la la médaille Fields (équivalent du pris Nobel pour les mathématiques).

Cet ensemble scientifique accueille 10 000 étudiants et emploie 5 000 personnes, dont de nombreux Buressois. Cela explique un taux de fonctionnaires assez élevé et un taux de chômage inférieur de moitié à la moyenne nationale dans les années 90.

Le commerce

Le commerce pose de sérieux problèmes à Bures. La présence de grandes surfaces très proches, des centre-ville de communes voisines plus importants et attractifs, l’installation d’une moyenne surface à Bures mais hors du centre ville ont peu à peu réduit le commerce buressois. Si les services bancaires ou les salons de coiffure sont encore bien présents , le commerce alimentaire a beaucoup régressé. Ainsi en dix ans, le marché a perdu la moitié de ses étals.. La répartition de la population sur le territoire de la commune a sa part dans ces difficultés. Une large fraction des Buressois habite plus près des zones de commerces de villes voisines que du centre de Bures, qui est lui-même peu densément peuplé. Sa zone de chalandise est d’environ 1000 personnes ! Une clientèle de passage a néanmoins réussi à maintenir jusqu’à aujourd’hui un petit commerce de proximité minimal. Ainsi à quelques kilomètres de Paris, le vieux centre de Bures, cette ville de près de 10 000 habitants, a des airs de village en voie de désertification. Ce qui n’est pas sans charme. mais si ces dernières boutiques devaient disparaître, cela poserait de réels problèmes au niveau de l’animation de la ville et du ravitaillement des personnes âgées.

Il y avait en 1900 à peu près le même nombre de commerces à Bures qu’aujourd’hui, pour une population vingt fois moindre ! Seuls quelques métiers du bâtiment se retrouvent d’un recensement à l’autre. Les Buressois de 1900 étaient pour moitié journaliers. Aujourd’hui on trouve presque la même proportion de fonctionnaires. Les Buressois du XXIe siècle connaîtront-ils une si radicale évolution de leur activité ?

Christian PLUCHET

admin3732

Membre du Conseil d'Administration de l'Ahlby

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